Visages Villages

Pour ce premier article, j’ai envie de vous parler du dernier film que je suis allée voir au cinéma : VISAGES, VILLAGES  réalisé par JR et Agnès VARDA.

JR, je connais ses grandes images, qu’il colle sur les murs de Montfermeil  puis du moyen Orient, d’Amérique du Sud. JR que je suis depuis plus de 10 ans.

 

 

Agnès VARDA … ai-je déjà entendu son nom avant ?  Peut-être … ce serait mentir que de dire le contraire. Il paraît que c’est une Grande dame du cinéma, son visage et sa coiffure ne m’étaient pas inconnus.

JR et Agnès ne se sont jamais rencontrés avant ce film. Chacun connaissait les travaux de l’autre et s’appréciaient artistiquement parlant.

Dans ce film chacun met en valeur les Anonymes, les gens. JR les agrandis visuellement, leur trouve une place. Agnès VARDA leur donne la parole, leur donne une place.

VISAGES, VILLAGES, c’est  une histoire de rencontres.  La première, celle de ces deux artistes qui apprennent à se connaitre au fur et à mesure du projet.

Rencontre avec Jeannine dans le pays des Corons.

Rencontre avec ce travailleur qui effectue son dernier jour dans l’usine avant sa retraite.

Un paysan seul dans son tracteur ultra connecté. Une femme qui s’occupe de ses chèvres à cornes,  et  une autre  rencontre avec des chèvres sans corne. Etonnant d’apprendre cela avec JR, je ne m’y attendais pas.

VISAGES, VILLAGE est une surprise, une jolie surprise. Une co-création d’artistes, un partage de l’art avec les personnes photographiées, qui n’y ont pas facilement accès. Les habitants se prêtent au jeu, dans un village abandonné, qui revit le temps d’une journée par un pique-nique partagé et joyeux,  et le découpage et collage de photos.

Les totems des femmes de dockers montés comme un puzzle, la musique de Matthieu CHEDID, la narration comme la  lecture d’une histoire,  apporte beaucoup de fraicheur à cette histoire d’amitié, de partage, d’héritage.

Un film sans action, réalisé grâce au financement participatif, un film plein de fraicheur qui a été filmé en France pendant une période plutôt noire et triste mais qui nous montre que lorsque l’on sait regarder, écouter l’autre,  la légèreté, le bonheur et la joie sont à portée d’objectif.

Instagram : Agnès Varda, JR

 

1 Comment

  1. Agnès Varda, pour moi c’est Mur Mur en 1982, un film que j’ai vu dans une MJC et qui m’avait donné envie d’aller à Los Angeles pour voir les murs peints essentiellement par des ouvriers mexicains de L.A. ; puis Agnès Varda c’était Sans toi ni loi, l’histoire d’une SDF filmée simplement, sans jugement : Agnès Varda aime les gens et ne les juge pas : pas étonnant qu’elle se soit “trouvée” avec JR ! J’invite tout le monde à aller voir Visages Villages.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *